Le Verger pédagogique

           Les produits phytosanitaires sont appelés à disparaître de votre quotidien vers 2025.

 

            Depuis quelques années nous avons renoué avec les traitements naturels basiques utilisés par nos prédécesseurs (de 1860 à 1930).

 

            Le verger pédagogique fait partie du patrimoine de la Société d'Horticulture, c'est un lieu où l'écosystème a sa place.

 

            Nous sommes à la recherche d'un équilibre entre la faune prédatrice et les auxiliaires (insectes parasitoïdes) et des traitements naturels contre les maladies cryptogamiques :

 

                        ð huiles végétales, savon noir, goudron de Norvège, chaux horticole ainsi que l'utilisation des pièges à phéromones, pièges englués, chaleur thermique pour les pucerons lanigères.

 

            Tous nos déchets végétaux sont réutilisés en compost.

 

            Pour le désherbage des allées on utilise le thermique.


PARRAINAGE D'ARBRES FRUITIERS :

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LES CONSEILS DE PATRICK :

On observe le chancre surtout sur le pommier et sur les sujets en milieu humides.

Les ascospores peuvent germer toute l’année, mais c’est surtout l’hiver que le champignon pénètre dans les tissus par les plaies de taille, les lenticelles (maladies du liège) où il provoque la dégénération des tissus. L’écorce se craquelle puis tombe. L’arbre réagit essayant de cicatriser, ce qui provoque une boursouflure déformée autour de la plaie.

La lutte principale :

Couper et brûler les rameaux atteints s’ils sont petits. Sur le tronc ou sur les branches charpentières, gratter jusqu’au bois sain, badigeonner la plaie avec de l’alcool à brûler, ensuite enduire un cicatrisant à base de cuivre comme la bouillie bordelaise qui peut se faire plusieurs fois jusqu’au boursouflement des bourgeons.

Les produits et les préparations d’origine naturelle :

1-       Le cuivre : Il est utilisé depuis longtemps pour la lutte des maladies cryptogamiques (champignons), on connait surtout la bouillie bordelaise.

2-       Le soufre : il est utilisé pour lutter contre la tavelure et la rouille à utiliser entre 10 et 25°.

3-       La roténone : c’est un extrait de plantes : (derris) c’est un insecticide qui agit par contact et par ingestion qui provoque des troubles respiratoires chez les insectes atteints et qui meurent.

4-       Les pyréthrines : c’est une substance qui vient de la plante pyrèthre, elle agit par contact puis par ingestion, c’est un insecticide.

5-       La bactosperine : c’est un produit à base de « Bacillus thuringiensis ». C’est un microbe propre aux insectes et qui s’attaque aux chenilles. C’est donc un insecticide qui lutte contre la chenille du carpocapse.

6-       Le purin d’ortie : il stimule la croissance des plantes et combat les pucerons (odeur désagréable). Il peut être utilisé en arrosage ou en pulvérisation. On peut l’utiliser fermenté (2-3 semaines), en cours de fermentation (4-5 jours) ou en macération (3 jours). Il peut être utiliser toute l’année mais doit être dilué 20 fois environ s’il est en macération ou fermenté et 50 fois s’il est en cours de fermentation. Préparation : utiliser la plante entière (sans graine, ni racines) mettre les orties dans un sac perméable, faire éventuellement des petits trous, le lester et l’immerger dans un bac de 10 l d’eau de pluie et attendre de 3 jours à 3 semaines selon la formule retenue.

7-       Le savon noir : utilisé comme insecticide, je préconise un mélange de 10 litres d’eau avec 200g de savon noir.

8-       Le badigeon d’huiles végétales : mélanger 1/3 d’huile de pépin de raisin, 2/3 d’huile de colza, ce produit naturel se met au pinceau sur les branches recouvertes de mousse et de lichen.

9-       Les cicatrisants : avant de mettre un cicatrisant, il faut bien nettoyer les plaies afin d’évacuer les bactéries et les spores. Je préconise un nettoyage au pinceau avec de l’alcool à brûler puis seulement ensuite appliquer du goudron de Norvège.

10-    Les pièges à phéromones ou confusion sexuelle contre le carpocapse pour les pommiers et les poiriers : cette méthode est inspirée de la nature, elle consiste à disposer des diffuseurs de phéromones dans les arbres au tout début du printemps, date à laquelle volent les papillons (fin avril-début mai suivant la météo). Les diffuseurs vont ainsi saturer l’air en phéromones ce qui désoriente le papillon mâle et empêchera l’accouplement. Ce diffuseur sera installé au milieu de l’arbre. 

 

 


RESTAURATION DE LA SERRE :



Niché aux pieds des murailles, près du Jardin d'Ozé (entre la place Lamagdelaine et la place du Plénître), ce jardin public regroupe un patrimoine d'arbres fruitiers, de rosiers anciens, de plantes vivaces, médicinales et aromatiques. Il est à la fois un lieu d'apprentissage, de promenade et d'expérimentation destiné au grand public et à nos adhérents.

 

La Société d'Horticulture de l'Orne y a réuni une étonnante diversité d'arbres fruitiers et surtout deux anciennes variétés fruitières locales : la poire 'Figue d'Alençon' et la poire 'Doyenné d'Alençon'.

 

Des roses normandes ou évoquant la Normandie agrémentent aussi ce verger : la rose 'Triomphe d'Alençon', la rose 'Belle de Rémalard', la rose 'Fantin Latour' et la rose 'Thérèse de Lisieux'.


CHARTE CONCERNANT LA TAILLE DES ARBRES FRUITIERS CHEZ NOS ADHERENTS :

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Le samedi 30 juillet 2016, à l'occasion du repas des bénévoles, plantation d'un pommier "Newton" offert par nos  amis de Old Basing :


Début Août 2016, Patrick BOIVIN et Alain MORAND ont réalisé un composteur au verger pédagogique :

 


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OÏDIUM

 

 

 

 

C'est une maladie cryptogamique. Les attaques résultent de la germination des conidies. Elles forment, sur les feuilles normalement développées, des taches blanchâtres poudreuses qui n'envahissent pas la totalité du limbe.

 


PUCERON LANIGÈRE

 

Sa présence sur les branches est décelée par les masses floconneuses blanches qu'il sécrète.

Son auxiliaire : la coccinelle, plus exactement sa larve.

La septempunetata (7 points) ou la harmonia axyridis (coccinelle asiatique).